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Jeudi 4 décembre 2014
LE QUOTIDIEN

Il nargue chaque jour de sa langueur, de son passé.
Il lasse et devient routine,
Il se cache sous les rides et les plis de la peau,
Il souille les chairs.
Qu'importe la jeunesse
Puisqu'il s'amuse à jeter son dévolu sur ce corps.
Et dans les yeux,
Il laisse deviner le dernier soleil couchant
Où il a appris à aimer, à désirer, à détruire.
Le quotidien ne se dérobe pas à l'enveloppe charnelle.
Il séduit de ses beautés superficielles.
Et s'ouvre à la nouveauté,
Aux désirs inavoués.
Il se veut impur, parfois brutal,
Il se reconnaît dans les pleurs d'un enfant
Qui a faim de nourriture et de justice.
Il continue d'offrir sa souffrance au monde en guerre,
Et reste prisonnier de l'indifférence.
Le quotidien d'un confort caché,
Dans son loft aux douceurs enchanteresses,
Apporte quiétude et baume au corps.
A travers les rideaux tirés,
Une fenêtre s'entrouvre laissant transparaître
Un peu de joie, un peu d'espoir.
Mais le quotidien palpite
Aux sons des battements du coeur devenu sourd.
Il avance et se prolonge dans le temps,
Dans chaque histoire, chaque destinée,
Jusqu'à y laisser son empreinte indélibile.

© Marie-Claude EGUIMENDIA le 3 Décembre 2014
Posté à 15:20 - 0 commentaire


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