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Jeudi 6 octobre 2016
LES TROIS VAGUES


[ Une dérive picturale et un texte écrit dans une version atypique et personnelle d’après Des contes et des légendes du Pays Basque ]



La première semble douce, du lait maternel, où se blottir en son sein ravirait quiconque.

Se laisser bercer et se fondre en elle serait trop facile………

La destinée en est tout autre. La vie n’est pas de sombrer dans la tentation de l’oubli.

 

La seconde, est glaciale, remplie de larmes de désarroi ou de rancoeur.

Elle aussi essaie de séduire le marin au milieu de la tourmente. Sa langue salée se délie pour venir lécher son visage, et y libérer de petits cristaux étincelants brûlant la peau et la racine de ses cheveux mouillés.

Sa caresse se fait rude. Elle rugît comme une furie, frappe de plus en plus fort pour obtenir de l’homme ce dont elle a envie. Elle tente de le renverser, de le rouler et de l’engourdir pour mieux l’emporter.

L’homme résiste.

 

Et la troisième vague alors se déchaîne, s’abîme sur le bois du bateau qui gémit.

Elle s’empare de la moindre vie, et du sang rouge vif se mélange à elle. Elle se tortille et de ses tentacules ensanglantés, elle essaie de dévorer le pauvre homme qui lutte.

Transformée en une pieuvre géante, elle s’étire jusqu’à le saisir. Mais le marin muni de son harpon vise au creux de cette vague rouge.

La lame glisse et s’enfonce dans son coeur d’où un râle s’échappe.

A cet instant, le sortilège s’efface. La mer redevient calme laissant le bateau bien secoué voguer sur une eau paisible…………..

 

© Marie-Claude EGUIMENDIA le 6 Octobre 2016
Posté à 21:39 - 0 commentaire


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